Société québécoise d'ethnologie
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Francine Reeves reçoit le prix Aldor


Francine Reeves, chercheuse indépendante au parcours exceptionnel, a reçu le prix Aldor au mois d'août dernier. Cette distinction a été instituée en 1995, en l’honneur d’Aldor Morin, un de nos grands harmonicistes du Québec. Elle reconnaît le travail exceptionnel d'une personne ou d'un groupe dans le domaine du patrimoine vivant québécois.  Depuis de nombreuses années, Mme Reeves a partagé sa vie entre les États-Unis, la France et le Québec. Elle a embrassé pleinement les métiers de chanteuse, d'interprète, de formatrice, de chercheuse libre et de praticienne culturelle. Toujours active, ses recherches touchent, entre autres, les domaines de l’ethnologie, de la musicologie et de la mythologie. Francine Reeves est membre du Conseil d'administration de la Société québécoise d'ethnologie. Elle travaille en ce moment à la mise sur pied d'un regroupement de travailleurs indépendants oeuvrant dans divers domaines du patrimoine québécois. (R.L.)

Voir: http://7jours.canoe.ca/musique/nouvelles/2009/07/29/10305301-7j.html

 

Muséologie branchée


28 M$ à trois projets de recherche
Au fil des événements, 11 mars 2004

Trois équipes de Laval décrochent d'importantes subventions au dernier concours de la Fondation canadienne pour l'innovation

La Fondation canadienne pour l'innovation (FCI) vient d'annoncer que les professeurs Jean Caron (Sciences de l'agriculture et de l'alimentation), Yves De Koninck (Médecine) et Philippe Dubé (Lettres) comptent au nombre des 126 chercheurs canadiens dont les projets ont reçu une réponse positive au terme du dernier concours "Fonds d'innovation". La FCI versera un total de 11,3 M$ aux trois chercheurs et, en vertu d'une politique de contrepartie, le gouvernement du Québec appariera la mise fédérale. Des partenaires et l'Université ajouteront une part équivalant au quart des investissements gouvernementaux, ce qui portera le budget global des trois projets à 28 M$. Le programme "Fonds d'innovation" de la FCI sert à financer des projets de construction de laboratoires et d'acquisition de matériel scientifique permettant aux chercheurs de mener des travaux de pointe dans leur secteur respectif.

Effet de serres

Le professeur Jean Caron, du Département des sols et du génie agroalimentaire, dispose d'une somme de 15,4 M$ pour réaliser son projet de complexe de serres haute performance. L'Institut de technologie agroalimentaire de Saint-Hyacinthe (ITA) est partenaire du projet. "L'aménagement d'un complexe principal de serres (2250 m2) à la Faculté des sciences de l'agriculture et de l'alimentation et de deux plus petits complexes à la Faculté de foresterie et de géomatique (840 m2) et à l'ITA (400 m2) permettra une formidable expansion des programmes de recherche actuels dans les domaines de la serriculture, la génomique et la protection des ressources naturelles, avec des retombées majeures pour les industries reliées aux sciences de la vie et de la santé" affirme Jean Caron.

Un groupe de 35 chercheurs, provenant de trois facultés de l'Université Laval (Sciences de l'agriculture et de l'alimentation, Foresterie et géomatique, Science et génie), de l'ITA et d'autres centres universitaires profiteront de ces installations. Leurs travaux porteront notamment sur la production en serres sans pesticides, la propagation d'arbres forestiers à valeur industrielle ajoutée et la moléculture végétale à des fins pharmaceutiques et industrielles.

Neurophotonique

Yves De Koninck, du Département de psychiatrie, mettra à profit les 9,7 M$ qu'il a reçus pour réaliser, avec la collaboration de l'Université McGill et du Centre hospitalier Robert-Giffard, son projet de Centre de neurophotonique. Ce projet constitue un élément important du plan qui vise à "placer l'Université Laval dans la position de leader dans le domaine de la biophotonique, à l'interface des sciences physiques et les neurosciences", commente le professeur De Koninck.

Une trentaine de spécialistes de la neurophysiologie, de l'optique, photonique et laser, des nouveaux matériaux et des nanotechnologies travailleront de concert dans ce laboratoire couvrant 2 250 mètres carrés, localisé au Centre hospitalier Robert-Giffard. Ces chercheurs proviennent du Centre de recherche Université Laval/Robert-Giffard, du Centre d'optique, photonique et laser (COPL) et du Centre for the Physics of Material de McGill. "Pour mieux comprendre le fonctionnement du cerveau, il faut développer un arsenal technologique dépassant les limites de résolution actuelles, explique le professeur De Koninck. La nouvelle génération d'appareils de pointe, qui fait appel à l'optique et à la photonique, servira à étudier le comportement des cellules nerveuses dans le cerveau vivant et à quantifier la dynamique des processus moléculaires au niveau de la micromesure, voire de la nanomesure."

Ce projet bénéficie également de fonds provenant des Instituts de recherche en santé du Canada et du ministère du Développement économique et régional et de la recherche.

Muséologie branchée

Philippe Dubé, du Département d'histoire, dispose d'une somme de 3 M$ pour réaliser son projet de Laboratoire de muséologie et d'ingénierie de la culture (LAMIC), avec l'ambition avouée d'en faire "le premier centre canadien de muséologie expérimentale et l'un des rares du genre dans le monde", commente son instigateur. Grâce au LAMIC, des chercheurs provenant d'archéologie, d'architecture, des arts électroniques, de design industriel, d'ethnologie, de génie électrique et informatique, de géographie, d'histoire, de muséologie, de robotique, de scénographie, de sociologie et de tracéologie uniront leurs efforts pour étudier les modalités de transmission de la culture à travers l'expérience muséale et pour évaluer l'efficacité des technologies de pointe à transmettre des contenus culturels. "Le visiteur-expert occupera une place prépondérante au sein de la dynamique de recherche, à titre de premier spécialiste apte à juger de l'efficacité des méthodes et instrumentations de transmission de la culture mises sous examen", ajoute Philippe Dubé.

Le LAMIC agira comme "plate-forme de collaboration entre divers groupes de recherche et comme centre de transfert technologique pour le milieu des musées et des firmes muséographiques", précise-t-il. Le LAMIC répondra également aux besoins d'adaptation des musées face à l'émergence de nouvelles technologies de l'information et des communications, ainsi qu'à la nécessité d'une formation universitaire dans ce domaine. Le LAMIC occupera le premier niveau de l'ex-Centre muséographique du pavillon Casault. Grâce à ce laboratoire, l'Université Laval offrira l'un des rares programmes de muséologie dans le monde intégré à une infrastructure muséale.

JEAN HAMANN

 
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Mis à jour le 19 août, 2004