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Invitation spéciale Ciné-causerie 16 novembre 2010 "Ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants?" Cette ciné-causerie abordera les thèmes de la fécondité, de la grossesse et de l’accouchement au cours de la période 1900-1950 au Québec. Des extraits de films y seront projetés pour illustrer les préoccupations, les craintes et les espoirs des hommes et des femmes qui ont vécu à cette époque concernant leur vie reproductive. Souhaitaient-ils avoir autant d’enfants? Préféraient-ils les garçons aux filles? Comment les femmes vivaient-elles leurs grossesses? Où se déroulaient la plupart des accouchements? Ce ne sont là que quelques-unes des questions qui y seront abordées. QUAND? Le mardi 16 novembre à 20h00
Cette ciné-causerie est présentée en lien avec l’exposition « Partir pour la famille » en cours jusqu’au 19 décembre 2010, au Centre d’interprétation historique de Sainte-Foy, 2825 Chemin Sainte-Foy, arr. Sainte-Foy, Québec. Heures d’ouverture de l’exposition : du mercredi au dimanche, de 13h00 à 17h00 Renseignements : 418-654-4576
Décès d’une pionnière du Musée des Ursulines de Québec 11 novembre 2010 Au Monastère des Ursulines de Québec, le 19 octobre 2010, à l’âge de 98 ans, est décédée Sœur Gabrielle Dagnault, o.s.u. (Sr Sainte-Foy). Pour le milieu muséal, sœur Dagnault est surtout connue comme directrice du Musée des Ursulines de Québec de 1978 à 1993. Détentrice d’un doctorat sur l’esthétique et d’une maîtrise en histoire de l’art sous la direction de Luc Noppen, sœur Dagnault en vertu de cette solide formation a été choisie par sa communauté pour veiller aux destinées de son Musée. Même si le Musée des Ursulines de Québec existe depuis 1936, c'est grâce à l’impulsion et au dynamisme de sœur Dagnault qu’il devient permanent et accessible au grand public. Il est le premier musée de communauté religieuse de la province à être accrédité, le 26 janvier 1979, par le ministère des Affaires culturelles (aujourd'hui ministère de la Culture et des Communications et de la Condition féminine). Doté d’un budget de fonctionnement, le musée peut présenter des expositions thématiques préparées par sœur Dagnault qui fait également restaurer plusieurs œuvres d'art majeures de la collection. Plus largement, sœur Dagnault est à l’image de ces religieux et religieuses qui ont su créer des musées dans leur communauté, souvent sans grands moyens, mais toujours avec un sens aigu de leurs responsabilités face à ce patrimoine unique et identitaire qu’est le patrimoine des communautés religieuses du Québec. Christine Cheyrou, directrice
Le canot à glace: du fleuve à l'Afrique 8 septembre 2010 Portons notre attention sur Richard Lavoie, qui s’envolera bientôt pour Ouagadougou, capitale du Burkina Faso, afin de discuter d’une pratique québécoise quadricentenaire, celle du canot à la glace sur le Saint-Laurent. Mandaté par la SQE en 2009 afin d’étudier le sujet, et soutenu financièrement par la ville de Québec et le ministère de la Culture, il a durant la dernière année réalisé un rapport un rapport détaillé intitulé « La traversée du fleuve Saint-Laurent en canot en face de Québec – Étude pour la reconnaissance nationale et internationale d’un patrimoine immatériel exceptionnel », document dont la publication est attendue très prochainement. Richard Lavoie prononcera une conférence sous le thème des savoirs locaux et traditions orales devant les représentants des pays de la francophonie lors du colloque de l’Association internationale francophone des aînés (AIFA), du 20 au 24 septembre 2010. Il sera accompagné de M. Bernard Genest, ethnologue également, vice - président de la SQE et spécialiste notoire de la notion de patrimoine immatériel au Québec. Il est prévu que l’AIFA décerne pour la première fois le prix "Trésor humain vivant" pendant la tenue de ses événements. Une plénière aura lieu à la fin des conférences afin que les participants émettent des propositions qui seront transmises aux instances supérieures de l’Organisation internationale de la francophonie. Avec ses recherches, ses participations et publications, la SQE compte amener l’UNESCO à reconnaître la tradition du canot à glace comme patrimoine immatériel de l’humanité, mais également à être une pratique qui constituerait le premier patrimoine immatétiel reconnu par le ministère de la Culture du Québec.
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Décès de Régis Jean Nous apprenons avec tristesse le décès de notre collègue ethnologue Régis Jean, survenu le dimanche 27 juin 2010. Il était depuis 30 ans conservateur et directeur adjoint du Musée du Bas-Saint-Laurent à Rivière-du-Loup. Dans la notice nécrologique communiqué par Pierre Landry, le directeur de l’institution louperivienne, « Régis aura été l’âme du Musée au chapitre de la conservation, des acquisitions, de la documentation; il aura été à la source d’un nombre incalculable d’expositions, de publications, de conférences et de collaborations avec le milieu de la culture et du patrimoine ». Il laisse dans le deuil, outre sa compagne Bibiane, quatre enfants et quatre petits-enfants. Rappelons que Régis Jean était diplômé de l’Université Laval et qu’il fit partie des premières cohortes de membres de la Société québécoise d’ethnologie.
Francine Reeves reçoit le prix Aldor Francine Reeves, chercheuse indépendante au parcours exceptionnel, a reçu le prix Aldor au mois d'août dernier. Cette distinction a été instituée en 1995, en l’honneur d’Aldor Morin, un de nos grands harmonicistes du Québec. Elle reconnaît le travail exceptionnel d'une personne ou d'un groupe dans le domaine du patrimoine vivant québécois. Depuis de nombreuses années, Mme Reeves a partagé sa vie entre les États-Unis, la France et le Québec. Elle a embrassé pleinement les métiers de chanteuse, d'interprète, de formatrice, de chercheuse libre et de praticienne culturelle. Toujours active, ses recherches touchent, entre autres, les domaines de l’ethnologie, de la musicologie et de la mythologie. Francine Reeves est membre du Conseil d'administration de la Société québécoise d'ethnologie. Elle travaille en ce moment à la mise sur pied d'un regroupement de travailleurs indépendants oeuvrant dans divers domaines du patrimoine québécois. (R.L.) Voir: http://7jours.canoe.ca/musique/nouvelles/2009/07/29/10305301-7j.html
Muséologie branchée 28 M$ à trois projets de recherche Trois équipes de Laval décrochent d'importantes subventions au dernier concours de la Fondation canadienne pour l'innovation La Fondation canadienne pour l'innovation (FCI) vient d'annoncer que les professeurs Jean Caron (Sciences de l'agriculture et de l'alimentation), Yves De Koninck (Médecine) et Philippe Dubé (Lettres) comptent au nombre des 126 chercheurs canadiens dont les projets ont reçu une réponse positive au terme du dernier concours "Fonds d'innovation". La FCI versera un total de 11,3 M$ aux trois chercheurs et, en vertu d'une politique de contrepartie, le gouvernement du Québec appariera la mise fédérale. Des partenaires et l'Université ajouteront une part équivalant au quart des investissements gouvernementaux, ce qui portera le budget global des trois projets à 28 M$. Le programme "Fonds d'innovation" de la FCI sert à financer des projets de construction de laboratoires et d'acquisition de matériel scientifique permettant aux chercheurs de mener des travaux de pointe dans leur secteur respectif. Effet de serres Le professeur Jean Caron, du Département des sols et du génie agroalimentaire, dispose d'une somme de 15,4 M$ pour réaliser son projet de complexe de serres haute performance. L'Institut de technologie agroalimentaire de Saint-Hyacinthe (ITA) est partenaire du projet. "L'aménagement d'un complexe principal de serres (2250 m2) à la Faculté des sciences de l'agriculture et de l'alimentation et de deux plus petits complexes à la Faculté de foresterie et de géomatique (840 m2) et à l'ITA (400 m2) permettra une formidable expansion des programmes de recherche actuels dans les domaines de la serriculture, la génomique et la protection des ressources naturelles, avec des retombées majeures pour les industries reliées aux sciences de la vie et de la santé" affirme Jean Caron. Un groupe de 35 chercheurs, provenant de trois facultés de l'Université Laval (Sciences de l'agriculture et de l'alimentation, Foresterie et géomatique, Science et génie), de l'ITA et d'autres centres universitaires profiteront de ces installations. Leurs travaux porteront notamment sur la production en serres sans pesticides, la propagation d'arbres forestiers à valeur industrielle ajoutée et la moléculture végétale à des fins pharmaceutiques et industrielles. Neurophotonique Yves De Koninck, du Département de psychiatrie, mettra à profit les 9,7 M$ qu'il a reçus pour réaliser, avec la collaboration de l'Université McGill et du Centre hospitalier Robert-Giffard, son projet de Centre de neurophotonique. Ce projet constitue un élément important du plan qui vise à "placer l'Université Laval dans la position de leader dans le domaine de la biophotonique, à l'interface des sciences physiques et les neurosciences", commente le professeur De Koninck. Une trentaine de spécialistes de la neurophysiologie, de l'optique, photonique et laser, des nouveaux matériaux et des nanotechnologies travailleront de concert dans ce laboratoire couvrant 2 250 mètres carrés, localisé au Centre hospitalier Robert-Giffard. Ces chercheurs proviennent du Centre de recherche Université Laval/Robert-Giffard, du Centre d'optique, photonique et laser (COPL) et du Centre for the Physics of Material de McGill. "Pour mieux comprendre le fonctionnement du cerveau, il faut développer un arsenal technologique dépassant les limites de résolution actuelles, explique le professeur De Koninck. La nouvelle génération d'appareils de pointe, qui fait appel à l'optique et à la photonique, servira à étudier le comportement des cellules nerveuses dans le cerveau vivant et à quantifier la dynamique des processus moléculaires au niveau de la micromesure, voire de la nanomesure." Ce projet bénéficie également de fonds provenant des Instituts de recherche en santé du Canada et du ministère du Développement économique et régional et de la recherche. Muséologie branchée Philippe Dubé, du Département d'histoire, dispose d'une somme de 3 M$ pour réaliser son projet de Laboratoire de muséologie et d'ingénierie de la culture (LAMIC), avec l'ambition avouée d'en faire "le premier centre canadien de muséologie expérimentale et l'un des rares du genre dans le monde", commente son instigateur. Grâce au LAMIC, des chercheurs provenant d'archéologie, d'architecture, des arts électroniques, de design industriel, d'ethnologie, de génie électrique et informatique, de géographie, d'histoire, de muséologie, de robotique, de scénographie, de sociologie et de tracéologie uniront leurs efforts pour étudier les modalités de transmission de la culture à travers l'expérience muséale et pour évaluer l'efficacité des technologies de pointe à transmettre des contenus culturels. "Le visiteur-expert occupera une place prépondérante au sein de la dynamique de recherche, à titre de premier spécialiste apte à juger de l'efficacité des méthodes et instrumentations de transmission de la culture mises sous examen", ajoute Philippe Dubé. Le LAMIC agira comme "plate-forme de collaboration entre divers groupes de recherche et comme centre de transfert technologique pour le milieu des musées et des firmes muséographiques", précise-t-il. Le LAMIC répondra également aux besoins d'adaptation des musées face à l'émergence de nouvelles technologies de l'information et des communications, ainsi qu'à la nécessité d'une formation universitaire dans ce domaine. Le LAMIC occupera le premier niveau de l'ex-Centre muséographique du pavillon Casault. Grâce à ce laboratoire, l'Université Laval offrira l'un des rares programmes de muséologie dans le monde intégré à une infrastructure muséale. JEAN HAMANN |
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Mis à jour le 21 novebre
2008 |