Jean Simard reçoit le prix littéraire Philippe-Aubert-de-Gaspé


Diane Gendron - Le Peuple Côte-Sud

culture - Publié le 10 novembre 2010 à 00:00
reception du prix par Jean Simard

 

Diane Gendron - Le récipiendaire du prix Philippe-Aubert-de-Gaspé, Jean Simard, est entouré de Paul Crête, président d honneur du Salon du livre de la Côte-du-Sud et de Monique Miville-Deschênes qui a rédigé le texte de présentation.
Jean Simard, de Sainte-Louise, a reçu, samedi dernier, le prix littéraire Philippe-Aubert-de-Gaspé à l’occasion du Salon du livre de la Côte-du-Sud.

Ancien professeur d’ethnologie à l’Université Laval et auteur de nombreux ouvrages sur l’art religieux, Jean Simard a accueilli avec joie ce prix qui témoigne de la reconnaissance du milieu pour son œuvre. Il se dit d’autant plus heureux que cette reconnaissance provient de la Côte-du-Sud, sa région d’adoption depuis dix ans.

Dans ses mots bien à elle, Monique Miville-Deschênes a rendu un vibrant hommage à celui qui se définit lui-même comme un missionnaire du patrimoine religieux. «Attiré donc par un patrimoine que d’autres ont méprisé, lui s’en approche, l’étudie, et nous apprend ce que nous avons été et ce que nous sommes encore», dira-t-elle.

«Le patrimoine, c’est l’identité», affirme d’entrée de jeu Jean Simard qui s’est d’abord intéressé à l’art religieux français en faisant son doctorat à Strasbourg. S’il s’est penché sur l’art religieux français, c’est pour mieux aborder la source de l’art religieux du Québec, notamment dans ses aspects populaires.

L’auteur honoré a signé plusieurs livres, dont Les arts sacrés au Québec, L’art religieux sur les routes du Québec dans lequel il répertorie les croix de chemin, Le Québec pour terrain et son plus récent, Cimetières, patrimoine pour les vivants, paru en 2008.

En Côte-du-Sud, Jean Simard a republié le livre Ma paroisse de Gérard Ouellet, paru en 1948. Il a aussi collaboré au livre Au pays des miens, écrit par Monique Miville-Deschênes pour le 325e anniversaire de Saint-Jean-Port-Joli célébré en 2002.

Le récipiendaire du prix littéraire Philippe-Aubert-de-Gaspé a un autre projet en route, celui de publier le manuscrit Le mémorial de Saint-Jean-Port-Joli, écrit par Arthur Fournier dans les années 1920.